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E-réputation de Volkswagen : quel est l’impact du scandale sur Google ?

Après la révélation de sa tricherie sur les tests d’émissions polluantes de ses véhicules diesel, Volkswagen doit faire face à une crise d’ampleur mondiale. Qu’en est-il de son risque de réputation ? Quelles sont les répercussions sur le moteur de recherche de Google ? 

E-réputation de Volkswagen : un nombre de recherches sur Google multiplié par 3

Vendredi dernier, le terme « Volkswagen » était recherché trois fois plus depuis la révélation du scandale une semaine auparavant. A titre de comparaison, les requêtes concernant d’autres marques du secteur comme Renault ou Peugeot n’ont pas connu de variation particulière. Les internautes ne semblaient donc pas encore s’inquiéter de savoir si les autres acteurs du secteur automobile peuvent être impliqués dans le même type de tricherie.

analyse google trends e-réputation Volkswagen

Aperçu des résultats vendredi 25 septembre sur Google Trends pour Volkswagen, Renault et Peugeot, sur les 30 derniers jours.

La première page de Google complètement chamboulée

Sur la première page de Google de Volkswagen, une rapide analyse montre les dégâts causés par ce scandale. Comme on peut le voir ci-dessous sur notre outil de suivi e-réputation Google, la page contient des éléments positifs voire neutres avant l’éclatement de l’affaire.

Scandale Volkswagen impact e-réputation

La 1ère page de Google le 17 septembre 2015, peu de temps avant la crise. En vert, les résultats positifs. En gris, les résultats neutres.

Puis, très vite, c’est la catastrophe. 4 jours après le scandale, les articles négatifs sur la marque s’accumulent.

scandale volkswagen image de marque

La 1ère page de Google le 22 septembre 2015, quatre jours après la crise. En rouge, les résultats négatifs. En gris, les résultats neutres.

Le lien Wikipédia, malgré une très forte autorité est descendu à la 8ème place sur Google !  L’encyclopédie libre répercute alors la crise en une seule phrase : “en 2015, Volkswagen est une des quatre marques du groupe impliquées dans l’affaire Volkswagen liée au trucage de tests d’émissions polluantes.” Nul doute que le texte relatant ce scandale devrait rapidement s’étoffer.

Un Google Suggest devenu totalement négatif

Du côté de Google Suggest, l’écriture intuitive lors d’une recherche Google, vendredi 25 septembre, les termes associés à la requête « Volkswagen » étaient sans équivoque : « bourse », « pollution », « scandal ».

google suggest e-réputation volkswagen

 

Mardi 29 septembre, le mot “scandale” sur Google Suggest renvoyait même en premier lieu à… Volkswagen.

Google Suggest scandale e-réputation Volkswagen

Résultats de Google Suggest pour la requête “scandale”

« Pour faire descendre ou disparaître ces résultats négatifs, le travail sera extrêmement important et probablement très long. Le travail est gigantesque pour récupérer une bonne e-réputation ! » précise Bertrand Girin, président de Reputation VIP.

Le scandale n’éclabousse pas (encore ?) les résultats des marques du groupe sur la première page de Google

Du côté des marques du groupe Volkswagen, l’affaire était encore peu répercutée sur la première page de Google, mardi 29 septembre.

  • Skoda, Seat, Bugatti, Lamborghini, Bentley, Porsche, Scania n’étaient pas impactés sur leur première page Google ou seulement sur Google Actualités.
  • Seule exception : Audi.  Cette filiale du groupe Volkswagen était “dans la tourmente” suite au scandale, indiquait un article du Monde présent sur la première page de Google mardi 29 septembre.
 audi réputation Volkswagen

Aperçu de la première page de Google à la requête “Audi”

L’équipementier allemand Bosch est également éclaboussé par cette affaire.

Aperçu des résultats de la première page Google pour la requête "Bosch."

Aperçu des résultats de la première page Google pour la requête “Bosch.”

« La forte caisse de résonance représentée par les médias sociaux, les médias et Google pourrait se répercuter sur les marques et les modèles de Volkswagen, voire à tout le secteur. Ce qui impacterait très fortement l’e-réputation de tous les constructeurs automobiles », conclue Bertrand Girin.

Volkswagen doit faire face à un scandale mondial

Depuis quelques jours, Volkswagen affronte ainsi le « Das Scandal Auto. »  A l’origine de l’affaire, la révélation de l’équipement de ses véhicules Diesel d’un logiciel capable de détecter les tests aux émissions polluantes et d’en fausser les résultats. Pris la main dans le sac, la firme a reconnu mardi dernier avoir diffusé pas moins de 11 millions de ces véhicules dans le monde.

Pour l’instant, la marque Volkswagen est très fortement impactée. L’e-réputation de Volkswagen est en berne. Les marques du groupe, les modèles et le secteur automobiles commencent à être touchés. Le très fort risque réputationnel est à surveiller pour la suite.

Content Marketing

Les conséquences sont en effet catastrophiques pour la marque allemande : les responsables américains vont décider des sanctions à infliger au groupe allemand, les chefs politiques du monde entier se bousculent au portillon pour demander des explications, le grand public et les utilisateurs se sentent gravement lésés vis-à-vis de la marque, tandis que les médias relaient des informations en continu sur la crise.

Chronologie des premiers jours de la crise Volkswagen

18 septembre : on apprend que Volkswagen a installé un logiciel pour tricher sur les tests d’émissions, permettant ainsi à certaines voitures diesel de produire entre 10 et 40 fois plus de d’oxydes d’azote que permis selon l’Environmental Protection Agency (EPA) américaine. Volkswagen rappelle 500 000 véhicules aux USA.

20 septembre : le PDG de Volkswagen, Martin Winterkorn, regrette d’avoir déçu ses clients et s’excuse auprès d’eux dans un communiqué. Il reconnait avoir trompé les contrôleurs américains.

21 septembre : les actions de Volkswagen chutent de 18 % suite au scandale. Volkswagen a perdu près de 14 milliards d’euros en bourse. L’Allemagne met la direction sous pression : ils veulent vérifier qu’il n’y a pas eu de tricheries en Allemagne. Les USA étendent leurs enquêtes sur d’autres constructeurs. « Je suis profondément déçu », déclare le chef du comité d’entreprise de Porsche, Uwe Hück, lundi soir à la télévision.

22 septembre : à l’ouverture de la Bourse, les actions de Volkswagen ont encore diminué de 3,5 %. La capitalisation boursière du groupe est tombée à 50 milliards d’euros. Ouverture d’une enquête en Italie : l’Office fédéral de l’automobile (KBA) réclame des explications. La chancelière Allemande Angela Merkel réclame une « transparence totale. » « Il s’agit maintenant de faire preuve d’une totale transparence, d’expliquer l’ensemble du processus (…) et j’espère que les faits viendront sur la table le plus vite possible. » Le scandale n’est plus limité sur le territoire Américain : 11 millions de véhicules sont affectés au niveau mondial.

23 septembre : le président de Volkswagen, Martin Winterkorn, démissionne. Volkswagen pourrait être responsable d’un million de tonne de pollution dans l’air par an. Les actionnaires lésés vont également attaquer le groupe allemand.

24 septembre : Volkswagen devra faire face à d’énormes amendes des organismes de réglementation et d’avocats américains qui préparent des class actions pour les clients de Volkswagen. Légère hausse des actions à Frankfort de 3,5 %, mais le cours demeure à – 25 % depuis le début du scandale. Les actions des autres constructeurs automobiles ont également diminué : Mazda (- 6,8 %), Mitsubishi (- 5 %), Honda (-3 %), Nissan (-2.5 %) et Toyota (-1,85 %).

25 septembre : Mathias Müller (ancien de Porsche) devient le nouveau PDG du groupe allemand.

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Tous les commentaires de l'article

  • Bonjour,

    Article très intéressant. C’est comme même bizarre que le Google suggest donne Volkswagen en première place pour le mot ‘Scandale’ ! ça m’emmène à pense que le suggest est fortement lié à Google News, c’est la seule explication que j’ai trouvé.

    Amicalement