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E-réputation du secteur bio

La nature reviendrait-elle au galop ? Selon le nouveau baromètre de l’Agence Bio de janvier 2015, près de 9 français sur 10 consomment régulièrement bio. Alors qu’ils étaient près de la moitié à ne jamais en acheter en 2003, ils ne sont plus qu’un sur 10 actuellement.

Des consommateurs plus exigeants

L’information ne manque pas sur la toile, avec une myriade de blogs, de réseaux sociaux, et de sites, dédiés au bio et défenseurs de ses valeurs. Ces derniers ne se privent en effet pas pour dénoncer certaines pratiques ou encenser certains labels bio dits alternatifs encore plus exigeants que les labels connu. Alors que sur Internet, 85 % des consommateurs réalisent des achats et 80 % se renseignent avant d’acheter, maintenir une bonne e-réputation est donc primordial pour les entreprises du secteur bio.

Pour maitriser cela, différentes actions peuvent être menées. Objectifs pour les entreprises bio : se positionner et communiquer sur Internet de manière pertinente, proposer une information de qualité et veiller à ce qu’on dit sur elles.

Selon un sondage IFOP / Reputation VIP, 85 % des sondés réalisent des achats et 80 % se renseignent avant d'acheter sur Internet (source : https://www.reputationvip.com/fr/blog/sondage-ifop-reputation-vip-linfluence-de-le-reputation-sur-lacte-dachat

Selon un sondage IFOP / Reputation VIP, 85 % des sondés réalisent des achats et 80 % se renseignent avant d’acheter sur Internet (source : https://www.reputationvip.com/fr/blog/sondage-ifop-reputation-vip-linfluence-de-le-reputation-sur-lacte-dachat)

1. Renforcer sa présence sur le web

Sauveur Fernandez, econovateur

Sauveur Fernandez, fondateur d’Econovateur

« Si les marques et les distributeurs sont désormais présents sur Internet et sur les principaux réseaux sociaux, elles ne les utilisent pas encore à leur plein potentiel », décrypte Sauveur Fernandez, consultant expert en innovation et tendances des produits biologiques, et Fondateur de l’Éconovateur, contacté par Reputation VIP.

« En effet ,traditionnellement, beaucoup d’entreprises bio sont davantage tournées vers le contact physique, notamment lors des salons. Le bio en général est aussi marqué par un certain esprit germanique relativement austère et réservé envers ses clients, les contacts se limitant souvent à informer les interlocuteurs sur l’utilisation des produits. »

Pour lui, la visibilité numérique des marques bio doit être renforcée, en consolidant les liens avec les blogueurs en vue, ou encore en intégrant rapidement les dernières tendances du web, comme par exemple le brand content, ou le visual content , qui nécessite du contenu infographique ou vidéo de qualité. Certaines entreprises, comme Biocoop, premier réseau de magasins du bio en France, ont déjà initié cela.

2. Proposer une identité numérique innovante

La toile est ainsi devenue un terrain privilégié pour « ancrer » sa marque dans le digital et défendre des valeurs éthiques intemporelles. On peut reprendre l’exemple de Biocoop qui vient de lancer une campagne de communication numérique défenseuse de valeurs éco-responsables. Sur son site lacampagneresponsable.fr, l’entreprise pousse ses valeurs à l’extrême en créant un site internet “Green Certified” qui ne pèse que trois Mo, et elle “recycle” même des vieux tweets.

image campagne e-réputation bio

Capture image de “la campagne écoresponsable” (source : http://www.lacampagneresponsable.fr/)

Campagne Twitter Biocoop

La campagne Twitter de Biocoop qui recycle vos vieux tweets

3. Savoir dialoguer étroitement avec le consom’acteur

Greenweez, magasin bio en ligne, propose quant à lui  sur son site un tchat avec des « particuliers   bénévoles, utilisateurs expérimentés du service ». Ses conseils «  n’engagent que ceux qui les donnent et ne sont pas à considérer comme des conseils de professionnels. »

e-réputation bio tchat greenweez

Tchat automatique du magasin bio en ligne Greenweez proposé sur son site (source : http://www.greenweez.com/)

Une pratique en phase avec le rapprochement entre producteurs et consommateurs dans un secteur qui promeut un véritable engagement « participatif » de terrain (commerce équitable, AMAP…). Un dialogue gagnant gagnant car l’entreprise permet au consommateur de s’exprimer et celui-ci permet à l’entreprise de s’améliorer.

Répondre aux questions des internautes permet en effet de rendre l’internaute actif. Et également de se prémunir contre les commentaires négatifs, en détectant ceux-ci « dans l’œuf ». L’entreprise doit savoir apporter des réponses rapidement. D’autant que dans le secteur du bio, l’internaute se distingue par son côté détective plutôt que zappeur : c’est un véritable « consom’acteur », pro actif, qui cherche de l’information et n’hésite pas à participer.

Le secteur bio peut également jouer sur les médias sociaux un rôle participatif de qualité, en évoquant notamment les sujets qui fâchent, comme la pollution ou les produits recyclables et en évitant les articles de complaisance. Il est d’autant plus légitime que le capital confiance du consom’acteur est élevé.

4. Surveiller son image

Les entreprises du secteur bio sont essentiellement constituées de TPE et de PME. Comme beaucoup de sociétés de cette taille, elles commencent tout juste à prendre conscience de l’importance d’une veille sur leur e-réputation.

Des outils marketing(3) ne manquent pourtant pas aujourd’hui sur la toile pour surveiller ce que dit la toile. D’autant que les blogs, les forums, les réseaux sociaux parlent régulièrement du bio.

Pour débuter leur veille, les entreprises bio peuvent se rendre sur Rignite, pour mesurer leur activité sur les réseaux sociaux, ou Colibri, pour savoir ce qui se dit sur leur produits, leur marque et leur concurrents.

Conclusion : e-reputation et bio, l’entente idéale ?

«  Le bio est un secteur qui se développe rapidement, avec une éthique toujours très forte, mais aussi, dorénavant, avec un poids économique qui va en se renforçant », détaille Sauveur Fernandez . « Cela provoque, avec la mondialisation, des fraudes réelles et potentielles pour les produits ou matières premières importées, d’ou le renforcement permanent des moyens de contrôle. L’apparition depuis déjà plusieurs années d’une bio certifiée « low-cost » industrielle, centrée uniquement sur les normes écologiques, et sur un respect à minima des exigences des labels, peut amener certaines critiques légitimes sur le plan social, sur le bilan carbone élevé de denrées alimentaires venues de loin, ou encore sur la légitimité à proposer des fraises et des tomates à consommer en hiver ».

Ainsi, comme dans beaucoup d’autres secteurs, l’e-réputation est très importante pour le bio. Devant la demande de clarté, d’information ou de qualité des « consommacteurs  », certaines entreprises bio ont pris les devants.« Ce secteur en constant mouvement pèse 5 milliards d’euros (chiffres fin 2014) rien qu’en France. Pour l’instant, la confiance des consommateurs dans ce secteur est intacte, provoquée par une éthique forte du secteur, et une bonne réactivité sur les points critiques  », explique Sauveur Fernandez.

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