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Le journal d’ARTE nous a rendu visite et vient de diffuser son reportage concernant un sujet qui passionne les médias européens : le droit à l’oubli ou plutôt le droit au déréférencement sur les moteurs de recherche. Dans son reportage intitulé « Google contre le droit à l’oubli », le journaliste revient sur le fait que Google propose depuis 2014 la possibilité d’envoyer une requête de déréférencement pour faire retirer des informations obsolètes et souligne que la procédure n’est pas si facile qu’elle en a l’air. En effet de nombreuses personnes font face au refus de Google et doivent souvent passer par des mois d’acharnement pour parvenir à leurs fins. C’est le cas de Pascale, qui a dû persévérer et se battre pendant des mois pour tenter de se faire entendre de Google. Vous verrez en fin de reportage l’intervention de notre président Bertrand Girin dans les locaux de Reputation VIP.



Retranscription de la vidéo

À chaque fois que Pascale tape le nom de son fils sur Google, elle a la même crainte : voir resurgir des pages internet qu’elle veut effacer.

En 2013, Mathieu est étudiant, il disparaît quelques jours avant de réapparaître sain et sauf.

Problème, des mois plus tard, les avis de recherches diffusés lors de sa disparition continuent d’être référencées par Google.

Des informations obsolètes toujours référencées

Pascale (mère de Mathieu) : “J’étais effrayée parce que je me suis dit, bon, il va se mettre à chercher un travail, les futurs employeurs aujourd’hui légitimement tapent, bien souvent, le nom des candidats sur Google et donc je me suis dit : “Mais il faut faire quelque chose”. Franchement, je ne voyais pas comment Google pouvait refuser d’enlever ces informations complètement obsolètes puisqu’elles dataient de plus d’un an.”

Après plusieurs refus et des mois d’acharnement, Pascale est parvenue à faire retirer ces pages. Depuis son entrée en vigueur en Europe, le droit à l’oubli a été plébiscité par les internautes. Google refuse tout interview sur le sujet, mais communique sur les chiffres. En 3 ans, le groupe a reçu 678 000 demandes, dont 220 000 venants de France et 90 000 d’Allemagne.

Les recours possibles en cas de refus

Mais dans plus de la moitié des cas, Google refuse le déréférencement en jugeant, par exemple, que les informations relèvent de l’intérêt général. Les usagers peuvent alors se tourner vers la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté), l’autorité en charge de cette question : 1000 plaintes y ont été déposées depuis 2014.

Mathias Moulin (directeur adjoint, CNIL) : “Soit on appuie la demande de déréférencement, c’est à dire qu’on se rapproche du moteur de recherche en lui demandant de procéder au déréférencement, soit on considère que non, le moteur de recherche a eu raison de ne pas donner suite à votre demande […] On est sur un équilibrage de droit fondamentaux, liberté d’expression, liberté d’accès à l’information et protection de la vie privée / protection des données à caractère personnel.”

Une solution alternative au droit au déréférencement

Une société privée basée à Lyon propose une solution alternative pour faire le ménage sur Google. Le but de ses programmateurs : créer des sites aux contenus positifs et les faire arriver en premier lors de la recherche.

Bertrand Girin (président de Reputation VIP) : “Donc la première base, c’est ça, c’est créer du contenu. Maintenant dans beaucoup de cas, ça ne suffit pas pour être protégé, donc il faut, à ce moment là, du contenu qui va remonter pour qu’il soit le contenu que l’on trouve en premier sur le moteur. Et donc nous, de la même façon, ce sont des équations, des algorithmes qui vont impacter Google pour remettre dans l’ordre des informations pour nos clients.”

Un service coûteux encore réservé à quelques patrons soucieux de leur réputation. Pour les autres internautes, il faudra de la persévérance pour tenter de se faire entendre de Google.

Source :
Google contre le droit à l’oubli