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Les prédictions SEO pour l’année 2018 par nos experts

Nous avons demandé à 4 de nos experts SEO & Marketing Digital de se prêter au petit jeu des prédictions SEO pour l’année 2018. Voici leurs réponses :

Nicolas Nguyen

Co-fondateur de Reputation VIP, Nicolas est spécialisé dans le domaine du SEO depuis 10 ans. En 2010, il remporte notamment le concours SEO francophone “seotons” face à une centaine de professionnels grâce à des technologies SEO développées in-house. Au travers de son parcours, Nicolas Nguyen a animé plusieurs conférences autour du SEO, de l’e-réputation et du Content Marketing, notamment au SEO Campus Paris et au SEO Campus Lyon.

Son analyse : 2017 a été une année riche en évolutions des SERP Google. A mon sens, Google utilise de plus en plus l’intelligence artificielle, le traitement automatique des langues, et les signaux utilisateurs. Le nombre de « critères SEO » est bien plus important aujourd’hui.

Très clairement, Google a fait évoluer ses techniques pour réussir à « donner la réponse au besoin de l’internaute ». Le travail du SEO a toujours été de s’adapter à ces évolutions, ces dernières s’accélèrent de plus en plus. Pour 2018, voici les tendances que je recommande de prioriser.

Répondre avant tout à l’intention utilisateur

Google catégorise à mon sens de plus en plus les « mots clés » par typologie « d’intention utilisateur ». On peut imaginer que l’utilisation de l’intelligence artificielle permet désormais à Google de répondre plus efficacement à cet enjeu.

Quelques exemples :

  • Pour le mot clé « autocuiseur », Google ne me propose plus dans le Top 3 des homepages de petits sites web spécialisés (ex : sites d’affiliation SEO), mais des catégories e-commerce de marques de confiance.
  • Pour « test personnalité », Google me propose les meilleurs tests de personnalité en ligne, et non pas des articles de 2000 mots optimisés.
  • Pour « content marketing », Google me propose avant tout des pages de définitions et non pas des homepages d’agences spécialisées.

La simple recette de « créer une page de 1000-2000 mots » ne suffit plus. Je recommande d’étudier pour chaque mot clé stratégique la typologie de pages concurrentes qui se positionnent. S’agit-il de pages de type catégorie e-commerce, de définitions, de guides/conseils, de pages présentant un service ? Cette démarche permet de comprendre ce que Google décide de montrer à l’internaute pour un mot clé.

Une fois la typologie de page identifiée, l’idée est de créer une page web pour l’internaute bien meilleure que ses concurrents : un titre plus accrocheur, un contenu plus pertinent, une UX plus agréable, etc. Certains KPIs vont devenir de plus en plus importants à mon sens : temps passé, SERP bounce, nombre de pages vues par visite, etc.

Devenir le leader en termes de contenus

L’importance du contenu est grandissante en SEO. Ce sera à mon sens un des leviers SEO les plus efficaces sur 2018. Parmi les techniques, je recommande d’investir davantage en création de contenus sur sa thématique pour répondre aux besoins et aux questions de l’internaute.

Si mon site e-commerce vend des « vélos électriques », je vais par exemple prioriser la création d’un guide de conseils sur cette thématique de 50 pages, bien entendu optimisé SEO. Le tout avec une approche de leader : mon objectif est de fournir les contenus de meilleure qualité que tous mes concurrents réunis, et en plus grande quantité. Mon gain SEO est garanti, dès lors que mon site web possède un niveau de netlinking suffisant. Pour en savoir plus sur les méthodes de création de contenus, je vous recommande de regarder notre webinar content marketing.

S’appuyer sur une stratégie de netlinking ultra-qualitative

Le netlinking est toujours l’un des piliers majeurs du SEO. Pourtant, peu d’acteurs investissent réellement le sujet. Pourquoi ? Car au fil des mises à jour Google, les techniques à « faible coût » (annuaires, profils forums, sites de communiqués de presse, achat de liens sur sites de faible qualité, etc) impactent de moins en moins les SERPs.

Réussir à créer des liens puissants demande aujourd’hui des compétences différentes, et coûte plus cher. Doit-on tout de même investir en netlinking ? Bien entendu, puisque le netlinking reste un des leviers principaux pour dépasser ses concurrents.

La capacité de Google à évaluer la qualité d’un lien a évolué de manière drastique. A mon sens, un bon lien en 2018, c’est un lien se trouvant sur une page web générant du trafic sur la thématique, positionné dans le contenu pour être cliqué, et utile pour l’internaute. Comment y arriver ? PBN de très haute qualité, prospection de liens sur des sites à fort trafic SEO, e-RP, topics forums bien positionnés, etc. Soyons créatifs !

L’opportunité du Voice Search

Dans quelques années, la recherche « vocale » sera plus utilisée que la recherche « écrite ». Quel impact ? Les mots clés de type « question » deviennent de plus en plus important. Les mots clés de longue traine également. Comment en profiter ? En réalisant une étude sémantique poussée, pour identifier cet ensemble de nouvelles opportunités de mots clés. Puis en investissant dans la création d’une grande quantité de contenus ciblant ces mots clés. Avec en bonus, l’enjeu de se positionner en position 0 !


Sylvain Laneyrie

Sylvain Laneyrie est un expert en marketing digital multilingue (8 ans en Espagne, 3 ans aux Etats-Unis). Il a été directeur général d’Hotelius, un pure player espagnol dans l’hôtellerie en ligne (CA 8M€), puis directeur e-Commerce du groupe hôtelier Hotusa (CA en ligne de 300M€). Après avoir travaillé dans l’e-Commerce B2C et dans le secteur touristique, Sylvain rentre en France en 2014 et devient responsable Marketing & Digital Marketing au sein de Reputation VIP. Expert SEO, il est aussi féru de growth hacking, de lead generation, de marketing automation et de social selling.

Son analyse : L’éternel débat chaque année dans la sphère SEO (mais surtout en dehors) est celui de savoir si le SEO est mort, si les backlinks auront toujours autant d’importance et d’autorité dans les algorithmes de Google. Des rumeurs qui émanent souvent de la presse dite plus généraliste qui couvrent les moindres dires des employés Google et qui en font autant d’articles repris à l’infini (parfois déformés ou amplifiés) sur le net.

Google dicte sa loi

Comme chaque année Google générera des contre-feux et imprimera sa cadence pour que les SEO soient bien occupés sur ce que Google aimerait qu’ils fassent. Derniers exemples en date : Google AMP, le passage au SSL, le Mobile First Index, les interstitiels, les featured snippets, le Page Speed et si je vais plus loin dans le passé (non sans une note d’humour) le Google Authorship etc.

Moins de temps pour le Netlinking

Toutes ses orientations plus ou moins « forcées » de la firme de Mountain View laisseront donc moins de temps aux SEO in-house pour s’atteler à des choses importantes sur lesquelles Google n’aime pas qu’on passe trop de temps à savoir le .. Netlinking, sous toutes ses formes.
Moins de temps pour générer des contenus SEO qualitatifs
Ainsi pour s’adapter aux nouvelles normes Googleienne certains sites feront aussi l’impasse sur leurs contenus et sur la qualité de ces derniers ; contenus qui devraient être à la fois orientés SEO mais aussi adaptés à leurs buyers persona.

L’espace “peau de chagrin” du SEO

Il est indéniable que ce que les américains appellent l’«organic real estaste», c’est-à-dire l’espace des résultats Google occupé par des résultats naturels (SEO) en première page Google continuera d’être réduit cette année.

Google réduira les clics externes

Google tentera encore plus que jamais de donner la réponse à l’utilisateur dès la page de résultat, avec encore plus d’importance donnée aux featured snippets et aux données structurées. Je pense qu’il y aura encore plus d’info dans le Knowledge Graph. Avec des contenus de sites tiers ou même des contenus originaux de Google comme on le voit déjà aux Etats-Unis.

Medical Knowledge panel

La requête “toxosplamosis” depuis une IP américaine – Medical Knowledge panel

Plus de Knowledge Graph

Un exemple flagrant avec le « Medical Knowledge panel » : Voici ce qui sort sur Google.com si vous tapez toxoplasmosis depuis une IP américaine et à côté la même chose sur Google.fr. Le futur est là. Le contenu en marge provient du site MayoClinic.org (avec un beau lien vers le site) et un PDF herbergé chez Google + les fameux « people also ask » en bas de page !

people also ask

People Also Ask


Clément Chaal

Expert en Technical SEO et en Netlinking depuis 2011. Il pilote les structures de Netlinking pérennes. Il est reconnu pour ses succès en référencement, notamment en rendant un nouveau site leader de son marché en 3 mois grâce à un gain optimal de trafic SEO.

Son analyse : Il faudra s’attendre à beaucoup de bouleversements durant l’année 2018, et ce notamment avec l’arrivée du Mobile First : beaucoup de sites e-commerce, sites de marques ou de personnalités n’ont jamais été optimisés pour le mobile – et vont perdent en visibilité. Ce sera sans doute un coup de projecteur sur le monde du SEO. Les agences web traditionnelles devront se mettre à la page au risque de perdre leur portefeuille de clients.

L’ère de la recherche vocale 

Avec l’arrivée en masse des objets connectés, des assistants personnels (Google Home, Alexa, etc), les moteurs de recherche et en particulier Google chercheront à apporter encore plus de featured snippets – afin de répondre directement à la question de l’utilisateur – aux dépens des résultats naturels normaux.

L’impact de l’IPV6 sur les PBN

Enfin, sur une note plus technique, la difficile migration vers l’adressage IPV6 risque de donner le coup de grâce aux PBN.
En effet il sera beaucoup plus facile de reconnaître les réseaux de sites montés par des SEO auprès de même hébergeurs (par exemple, un compte client chez OVH se verra attribué une plage d’IPs qu’il pourra utiliser, de 2001:db8:1f89:2c16:15b7:01c2:9753:0000 à 2001:db8:1f89:2c16:15b7:01c2:9753:ffff, soit 65536 adresses différentes) et pour ceux qui aimeraient continuer dans cette voie, l’éclatement des IPs sur des classes différentes et éloignées viendra probablement avec un prix bien plus élevé qu’actuellement (en multipliant les comptes chez les différents registrar).

En somme, nous nous dirigeons vers une année 2018 encore plus poussée vers l’expérience utilisateur – au grand dam de certains SEO – mais qui ouvre la voix à beaucoup plus de personnalisation et d’expertise en fonction du domaine de recherche.


Julien Gensollen

Julien Gensollen se spécialise dans le référencement naturel en 2012 chez CyberCité. C’est au sein de cette entreprise qu’il veille à déployer la visibilité online de nombreux clients. Il nous rejoint en 2017 pour poursuivre sa quête. Fortement attaché à la discipline de l’UX design, il considère aujourd’hui que la prise en compte de l’utilisateur au sein d’une stratégie SEO est fonction de sa réussite.

SEO + UX, le couple parfait ?

On le sait depuis quelques temps maintenant, Google alloue une importance certaine aux comportements des internautes. En effet, différents critères sont pris en considération pour déterminer la qualité d’une page et définir sa position dans les pages de résultats. Les robots du moteur de recherche vont par exemple analyser la fréquence de visites d’une page, le taux de rebond ou bien l’activité sociale (avis, partages sur les réseaux sociaux…). Autant de paramètres qui s’inscrivent dans la volonté de Google de proposer à ses internautes, les meilleurs contenus. Aujourd’hui et encore plus à l’avenir, une stratégie SEO ne peut se suffire à elle-même. Le temps de chargement d’une page, la qualité d’un contenu, une arborescence bien définie, participent à définir une stratégie SXO (Search eXperience Optimization). Attirer une audience n’est plus suffisant, puisqu’il faut aussi veiller à la fidéliser. Si le fait de parcourir une application génère de l’émotion et du plaisir aux utilisateurs, on garantit alors un engagement optimal du client.En définitive, l’UX incarne le chaînon manquant du SEO. Mieux connaître ses clients et prendre en compte leurs attentes pour établir une stratégie SXO efficiente est l’un des enjeux webmarketing majeurs pour 2018.

La recherche vocale, un enjeu stratégique en 2018 ?

Avec l’arrivée des smartphones, les utilisateurs ont développé de nouvelles manières de rechercher l’information.

L’une d’entre elles est la recherche vocale avec les fameux « Ok Google », Siri (Apple) et autres Cortana (Microsoft). Peu de données chiffrées sur la question : en mai 2016 le CEO de Google Sundar Pichai déclarait que 20% des recherches étaient réalisés par la voix aux Etats-Unis.
Autre donnée intéressante : d’après ComScore, 50% de la recherche en 2020 sera vocale ! Concrètement qu’est-ce qui change entre une requête écrite au clavier et une requête formulée à l’oral ? L’utilisateur peut formuler des requêtes beaucoup plus précises, qui s’apparentent à des phrases comme « Quels sont les meilleurs restaurants du 9ème arrondissement de Paris ? », « quel temps fait-il aujourd’hui ? ». On sort ainsi du schéma où la recherche est formulée selon une succession de mots clés : c’est plutôt l’intention de recherche de l’internaute qui va primer.

Quel impact sur la façon de produire du contenu en ligne ? Si l’on voit de plus en plus de Featured Snippets accompagnées des PAA (People Also Ask) apparaître dans les pages de résultats Google, c’est potentiellement lié à la recherche vocale. Ainsi, la production de contenus sous forme de questions / réponses est fortement conseillée pour tenter d’y figurer.
De plus, la recherche vocale implique des requêtes de longue traîne : les contenus ne doivent donc plus se focaliser sur un seul mot clé, mais sur un champ lexical complet lié à une thématique.
Voilà pourquoi à mon sens la recherche vocale doit dès à présent être prise en compte pour mener à bien une stratégie SEO.

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Tous les commentaires de l'article

  • eric emery says:

    Bonjour et merci pour ce bon article, je trouve les points clés relevés par les experts pertinents.
    Merci !




    1
  • Netref says:

    Si j’ai bien compris l’exemple concernant la requête “autocuiseur”, l’esprit pour coller à la volonté du moteur de recherche serait de transformer le MFA en “faux site ecommerce” avec plein de fiches pour toutes les variantes du produit.




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